Sur le terrain direct de la lutte des classes
ou sur le plan électoral, parfois dans une combinaison
des deux, chaque jour la résistance contre la dictature
de la Troïka franchit un pas supplémentaire.
Si ce n’est pas encore la révolution,
c’est déjà la révolte qui gronde. Les
grèves et les manifestations qui se sont
succédé depuis plusieurs mois dans tous les pays
de l’Union européenne n’ayant pas permis une
modification réelle de la politique appliquée
par les gouvernements aux ordres de Bruxelles, les actions
violentes commencent à se multiplier, que ce soit sous
forme de suicides ou même d’attentats comme en
Grèce ou en Italie
Cette violence est certes à
l’initiative d’individus désespérés ou de
petits groupes, mais, incontestablement, elle exprime à
la fois une colère et un désespoir qui
inquiètent les gouvernements.
Dans un article publié le 12 mai par
le Figaro, intitulé «Italie :
inquiétude après les violences contre
l’austérité», Guillaume Errard nous
informe que : «le gouvernement italien va
élever le seuil d’alerte dans toute la
péninsule après les attaques contre un
dirigeant d’entreprise et un bureau de l’agence de
perception de l’impôt. L’armée pourrait arriver
en renfort.»
La conclusion de son article résume
bien la situation : «Comme en Grèce, la
résistance à l’austérité semble
devenir de plus en plus violente en Italie à mesure
que la pression des services fiscaux s’intensifie. Il y a
trois mois alors que le Parlement grec devait voter en
faveur du plan d’austérité imposé par
l’Union européenne et le Fonds monétaire
international, des heurts avaient opposé des
manifestants à la police. Une violence qui a
également gagné l’Espagne, où des
incidents avaient éclaté à Barcelone en
mars dernier.»